Le discours de Nicolas Sarkozy sur le plateau du Vercors relève tout simplement du détournement des symboles le plus vulgaire.
Agiter le chiffon rouge d’une identité nationale menacée, de ce haut lieu de notre histoire, est, tout simplement une insulte à tous les habitants de ce pays.
Comme si cela ne suffisait pas et comme pour ajouter l'indignité à l'indignité, il lui faut aussi stigmatiser une soi disant France qui ne s’aime pas, qui ne travaille pas, qui n'étudie pas, qui ne se lève pas, qui ne mérite pas, alors que tous les jours, la vie est plus dure pour des millions de Françaises et de Français qui travaillent avec la peur des licenciements, pour des millions jeunes qui se lèvent pour chercher du boulot et qui n’en trouvent pas !

Faire exister une population, qui soi disant ne mérite pas notre solidarité, lui donner le rôle de colonne vertébrale d’une politique, c’est, tout simplement prendre le risque de l'anathème. C'est saper l'unité nationale à des fins électoralistes et nier l'universalisme, richesse de notre République pour l'enfermer dans une société d'interdits et de conditions toutes plus infâmes les unes que les autres !
Conditions qui consistent, par exemple, pour les écrivains à se taire comme l'a suggéré si élégamment, Eric Raoult, à notre prix Goncourt, Marie Ndiaye.
Décidément Marie Ndiaye a bien raison, cette France là est monstrueuse et elle pue ! Ces écrivains, qu'exorte pour ses basses besognes Nicolas Sarkozy, de Pablo Néruda à Victor Hugo ont payé, parfois de leur vie, pour ne pas accepter cela !

__ En France, il y a des droits et des devoirs, dira t’il, l’index pointé et menaçant.
Mais quand la République ne remplit par la part du contrat qui est la sienne, en permettant l’accès de tous au savoir et à l’emploi, où est l’exemplarité ?Où est l’exemplarité encore, quand on nous parle de mérite, alors que le bouclier fiscal instaure deux sortes de citoyens ? Où est l'exemplarité du président quand il essaie grossièrement de propulser les siens à des postes de responsabilité, au mépris de toute considération de compétences ?

Comment alors, après tout cet étalage malsain, retenir les quelques propos rassembleurs de ce discours ? Ils ne sont là, que pour servir de faux nez et rendre la gauche, comme dans un règlement de compte provocateur, digne de la cour de récréation, responsable de tous les maux.

Décidément, la France de Racine et Voltaire, monsieur Sarkozy peux la citer, il ne la mérite pas. On ne peut se servir impunément des symboles de notre pays à des fins mercantiles et calculatrices. De la part de cette France là, celle qu'il répugne, j’offre à ce Nabot de l’Histoire, cette magnifique chanson