Plus je regarde l’évolution de l'action de Nicolas Hulot, moins je doute de sa bonne foi et de son indépendance.
Cet homme se met aujourd’hui en quelque sorte en danger et il faut un certain courage pour cela.
Il s'émancipe d’un discours consensuel à l'égard des politiques, pour mettre en exergue les contadictions de notre organisation économique face aux défis sociétaux nécessaires pour sauver notre planète.

Qui peut douter de la responsabilité de notre modèle économique dans l’évolution de la situation ?
Qui, sinon les entreprises qui exploitent les richesses de la terre sans souci de notre lendemain sont responsables de cette situation ?
Qui peut douter de l'influence des lobbies industriels dans l'inertie collective dont nous faisons preuve ?

Quand Nicolas parle de remettre l’homme au centre de nos préoccupations, ne parle t’il pas à sa manière d’un projet humaniste alternatif au capitalisme ?

Il me semble qu’aussi "dérangeant" soit ce discours, il participe à la prise de conscience collective. Si Hulot se radicalise comme disent certain, c’est sans doute qu’à ses yeux la situation l’exige.

Il serait aussi dangereux qu’après l’avoir porté aux nues en lui laissant, en quelque sorte l’entière responsabilité du processus, il soit "bouffoniser" car moins consensuel.

Il me semble bien au contraire, que tout projet alternatif aux dérives du capitalisme, ne peut être qu'en phase avec les solutions qu’il préconise.