mardi 28 octobre 2008
Quelle société voulons nous ?
Par Pascal Goudy, mardi 28 octobre 2008 à 08:54 :: Général
Les seules véritables ruptures qui se produisent dans la vie des français depuis l’arrivée de ce gouvernement aux affaires, se produisent au niveau du désengagement récurant de l’état dans, à peu près tous les domaines de ses pouvoirs régaliens.
De la justice, qui voit son budget en baisse et la création d’un fichier digne des régimes totalitaires, à l’université, qui installe l’inégalité des ressources comme mode de fonctionnement.
De la santé, livrée aux affres de la productivité et de la rentabilité, à la retraite, pour laquelle on favorise le système de capitalisation (en bourse), tous les domaines de la vie sociale sont frappés de plein fouet par la DEREGULATION libérale. Même la décentralisation des pouvoirs vers les régions et départements s’opère sans les péréquations financières indispensables.
D’autre part, les privatisations rampantes d’EDF de GDF, celle à venir de la poste, livrent des pans entiers de notre patrimoine national aux appétits des financiers qui vont transformer ces joyaux en valeurs boursières pour leur bénéfice exclusif.
La crise financière sauvage que nous connaissons, n’est que le résultat logique de la mise en place plus ou moins avancée de ces politiques à travers le monde, ce sont les pays les plus libéraux qui sont frappés les premiers, les autres dont la France, suivent à une encablure.
Les chiffres le masquent encore, mais nous assistons à des licenciements en chaîne, tous les emplois précaires et notamment l’intérim sont les premiers concernés, les effectifs de certaines agences ont diminué de moitié.
Les français sont confrontés dans leur chair à la plus profonde crise de notre histoire contemporaine. Dans notre département après le groupe DOUX beaucoup d’entreprise sont menacées et ont déjà «dégraissées» de leurs effectifs tous les intérimaires.
Comment peut on nous parler de moraliser un système, qui laisse mourir des millions d’enfants à travers le monde, qui met à la rue des mamans et leurs enfants ? A contrario de cette pseudo moralisation ou régulation, la véritable questions qui est posé est : quelle société voulons nous ?
En dehors de tout dogmatisme, il nous faut privilégier et inventer des règles qui n’aient d’autre but que celui de satisfaire les vrais besoins des Hommes.
Les congrès des partis politiques sont le lieu habituel de la réflexion et de la discussion. En cette fin d’année plusieurs partis à gauche sont engagés dans de telles échéances. Puissent-ils écouter ce que leur dit « la rue » et orienter leurs réflexions sur la société réelle du XXI éme siècle.
