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mardi 28 octobre 2008

Quelle société voulons nous ?

Les seules véritables ruptures qui se produisent dans la vie des français depuis l’arrivée de ce gouvernement aux affaires, se produisent au niveau du désengagement récurant de l’état dans, à peu près tous les domaines de ses pouvoirs régaliens.
De la justice, qui voit son budget en baisse et la création d’un fichier digne des régimes totalitaires, à l’université, qui installe l’inégalité des ressources comme mode de fonctionnement.
De la santé, livrée aux affres de la productivité et de la rentabilité, à la retraite, pour laquelle on favorise le système de capitalisation (en bourse), tous les domaines de la vie sociale sont frappés de plein fouet par la DEREGULATION libérale. Même la décentralisation des pouvoirs vers les régions et départements s’opère sans les péréquations financières indispensables.
D’autre part, les privatisations rampantes d’EDF de GDF, celle à venir de la poste, livrent des pans entiers de notre patrimoine national aux appétits des financiers qui vont transformer ces joyaux en valeurs boursières pour leur bénéfice exclusif.

La crise financière sauvage que nous connaissons, n’est que le résultat logique de la mise en place plus ou moins avancée de ces politiques à travers le monde, ce sont les pays les plus libéraux qui sont frappés les premiers, les autres dont la France, suivent à une encablure.
Les chiffres le masquent encore, mais nous assistons à des licenciements en chaîne, tous les emplois précaires et notamment l’intérim sont les premiers concernés, les effectifs de certaines agences ont diminué de moitié.
Les français sont confrontés dans leur chair à la plus profonde crise de notre histoire contemporaine. Dans notre département après le groupe DOUX beaucoup d’entreprise sont menacées et ont déjà «dégraissées» de leurs effectifs tous les intérimaires.

Comment peut on nous parler de moraliser un système, qui laisse mourir des millions d’enfants à travers le monde, qui met à la rue des mamans et leurs enfants ? A contrario de cette pseudo moralisation ou régulation, la véritable questions qui est posé est : quelle société voulons nous ? En dehors de tout dogmatisme, il nous faut privilégier et inventer des règles qui n’aient d’autre but que celui de satisfaire les vrais besoins des Hommes.

Les congrès des partis politiques sont le lieu habituel de la réflexion et de la discussion. En cette fin d’année plusieurs partis à gauche sont engagés dans de telles échéances. Puissent-ils écouter ce que leur dit « la rue » et orienter leurs réflexions sur la société réelle du XXI éme siècle.

samedi 11 octobre 2008

Vous avez dit révolution ?

Il existe un débat, un chantier que nous devrions ouvrir au niveau mondial et européen s’il existe réellement la volonté d’une régulation des marchés financiers ; c’est le débat sur la transformation structurelle du système en place.

Aujourd’hui les transactions financières représentent l’essentiel des transactions économiques, elles empêchent concrètement l’économie réelle de connaître un développement basé sur le savoir faire et les réalités du marché. La spéculation est l’essence même des marchés financiers.

Les protections contre une globalisation financière, la fiscalité sur les mouvements de capitaux, sont des armes incontournables pour lutter contre ce fléau. Or que proposent aujourd’hui nos dirigeants européens, Sarkozy en tête ? Une obligation de réintégrer 5 % des "titrisations" dans le bilan annuel des banques et cela à l’horizon 2010…
La "titrisation" c’est la possibilité de vendre à un autre organisme, les créances douteuses à prix négocié …Nous mesurons aujourd’hui les ravages de ce genre de procédé…
Empêcher 5 % de ces échanges spéculatifs et irresponsables, c’est à peu près comme de cracher sur l’incendie en espérant l’éteindre... On veux nous faire croire, et Sarkozy en tête bien sur, à la croisade du monde libre contre la finance...Quelle blague !!

Alors oui, à gauche, prenons réellement à bras le corps cette question, et devenons les véritables protecteurs de l’entreprise individuelle, les véritables défenseurs de la valeur travail ! Devenons ceux qui définitivement refusent et condamnent l’enrichissement spéculatif!
Faisons notre REVOLUTION!

dimanche 5 octobre 2008

Nos lumières sont –elles éteintes ?

Au moment où l’on découvre la plus grave crise historique du capitalisme, l’heure n’est pas à se couler dans une rhétorique de pompier, même si le discours doit-être responsable.
Que resterait-il de la gauche dans ce cas de figure ?

Nicolas Sarkozy, il faut le lui reconnaître, à tout de suite compris la plue value politique qu’il pouvait tirer de cette crise.
En polissant bien sur sa stature de chef d’état par un interventionnisme dont-il a le secret, mais aussi et peut être d’abord en se faisant le chantre d’une régulation du capitalisme.
Le fameux discours de Toulon du 25 septembre et la posture face aux financiers américains, sont adressés doublement aux français et aux électeurs socialistes. "La moralisation refondation (rien de moins) demande une régulation du capitalisme".
C’est exactement le contenu de bien des motions socialistes au congrès de Reims !!!

Le Parti socialiste qui depuis des années entretient une dérive droitière, se fait doubler par la crise...
Historiquement le capitalisme a toujours su s’adapter aux crises systémiques qui ont traversé l’histoire. Il y a fort à parier qu’il le fera encore cette fois ci.
Ce n’est donc pas en relayant un discours sur la régulation, que le PS apportera une solution, une ALTERNATIVE durable à cette crise qui est d’avantage une crise du capitalisme lui même, que de ses principes de fonctionnement.
Des millions de gens sont, vont être jeter dans l’angoisse, dans la misère, dans la rue, face à ce qu’il faut bien appeler le hold-up du siècle. Qui va donc se faire leur porte-voix ?

De par le monde des concepts de redistribution des richesses, d’agriculture raisonnée, de travail décent, de développement JUSTE et durable, émmergent et ne sont pas entendus ou si peu par nos dirigeants ; ne serait-il pas temps de redéfinir le système économique et social permettant à toutes ces valeurs d’enfin devenir concrètes et prisent en compte dans la production quotidienne de nos entreprises ?

Sans trop faire de Cocorico, la France a su jouer un rôle historique dans le monde avec sa révolution et le siècle des lumières. Elle pourrait aujourd’hui, grâce à sa République laïque et au foisonnement d’idée qu’elle permet, prendre en quelque sorte la tête de ce train du changement. Nos leaders socialistes seraient bien inspirés de penser à Jaurès et de se servir de leurs tribunes pour autre chose que la gestion des affaires courantes et de leurs carrières.