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vendredi 30 mai 2008

Jaurès reveilles toi, ils n'ont plus rien de fou!

L'essence, les retraites, les 35 heures, les lycéens, les enseignants, la santé, le service minimum, la réforme constitutionnelle, les travailleurs clandestins,etc.. Autant d'attaques en règle contre notre pays, alors que les seules catégories sociales à bénéficier de ce chamboule tout sont les plus aisées. Comment justifier devant tant de cynisme et d'injustice ce silence général à gauche ?

Il eût été des temps où les pétitions contre la vie chère auraient fleuri, les badges pour une essence débarrassée des taxes d'état auraient fait assaut de créativité, les distributions de tracts réclamant la dignité pour tous auraient animé les rues de nos villes, les stands politiques pour aller au devant du débat, interrogés le passant....

Mais que sommes nous tous devenus militants d'un monde meilleur ? Pourquoi ne nous adressons nous plus à cette population qui souffre, qui subit de plein fouet cette politique de classe d'un autre âge ?
Nous préferons nourrir des débats d'un importance fondamentale pour des familles dans la difficulté...
Sommes nous libéraux ou socialistes ou bien les deux ? Communistes où seulement anticapitalistes...? Il y aurait de quoi rire si ce n'était pas triste.

Les choses ont changé, les moyens de lutte aussi, les mentalités bien sur, et alors ?

A l'heure d'Internet les blogs sont -ils chargés de la lutte des classes, des revendications salariales et de la transformation de la société ?
Ils ne sont pas tout, loin de là et ne remplacerons heureusement jamais la chaleur humaine, la solidarité, la fraternité qui existaient dans nos différentes organisations. Les échanges à la porte des entreprises, des restaurants administratifs des lycées ou de l'ANPE. La relations directe avec nos semblables '
'"Votre malheur à mon malheur ressemble, ha! je suis bien votre pareil, ha! je suis bien pareil à vous"'' disait Aragon.

Décidemment j'espère qu'un vent JAURESSIEN va souffler sur cette gauche apathique et va lui faire retrouver les chemins des fondamentaux !!! Mais si ce n'est pas le cas, de grâce, assumons alors, que "les oubliés de la fracture sociale" ne se rendent plus aux urnes.

jeudi 1 mai 2008

L’ Italie ou le Syndrome de la gauche européenne

L’ Italie vient encore de confier son destin à une coalition de droite ultralibérale, populiste et raciste conduite par Silvio Berlusconi.

Le parti démocrate, dernier avatar de la recomposition de la gauche italienne, se muant d’abord en parti social démocrate tendance sociale libérale, puis en authentique parti centriste fusionnant avec les héritiers de la Démocratie Chrétienne, abandonnant toute référence à la gauche, est nettement dépassé par plus à droite que lui…

Faut-il que tout ce que compte l’Italie de forces progressistes soit découragé par les gouvernements de gauche successifs, pour laisser encore une fois la démocratie italienne dans les mains de ce mafieux.

Et si la descente aux enfers italienne n’était qu’un concentré des maux qui ronge la gauche européenne ? Le bipartisme galopant, une candidate socialiste proposant Matignon au leader du centre droit entre les deux tours de la présidentielle…

Ce qui est révélateurs c’est que de chaque coté des Alpes, Berlusconi comme Sarkozy, sont apparus plus authentiques dans la défense des valeurs libérales, que la gauche dans la défense de son projet soi disant alternatif.

L’échec italien n’est que le dernier en date d’une longue série de défaites.
La social-démocratie pourtant hégémonique il y a quelques années, à tel point qu’on parlait d’Europe rose, a perdu notamment en Allemagne, aux Pays-bas, au Danemark, en Suède, mais aussi en Hongrie et en Pologne ect... Seule exception, l’Espagne de Zapatero sur un senario d’Alquaïda.

La gauche ne peut donc faire l’économie de rassembler son camp et de porter l’espoir populaire. Pour ce faire, c’est une politique résolument alternative au capitalisme que la gauche européenne ce doit de mettre en oeuvre. Une politique réformatrice, porteuse de transformations sociales, qui redonne confiance aux peuples européens.

Sinon les nationalismes divers et variés, portés par des Tribuns populistes ne sont malheureusement pas à écartés.